Épiphysique

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10/8/2004

La tactique du gendarme

Filed under: Bogdanov — YBM @ 3:18 pm

Toujours aller par deux, au besoin se faire aider.
ou
Qu’est-ce qu’un proxy ouvert ?

Dans une architecture réseau de type client/serveur (qui est celle du Web : le navigateur est le client vis-à-vis du… serveur Web qui héberge un site) un proxy (mandataire en bon français) est un logiciel qui s’intercale entre le client et le serveur. Le client, dont la configuration mentionne explicitement l’adresse ou le nom de la machine hébergeant le proxy, lui transmet sa requète (dans le cas du Web, il s’agit principalement de l’adresse d’un site, comme http://www.google.fr/) et le proxy se comporte vis-à-vis du serveur Web comme un navigateur et obtient les données du site Web. Un proxy peut aussi remarquer qu’il a déja « servi » les mêmes données il y a peu de temps, et s’il les a sauvegardé dans un cache il peut les fournir alors au navigateur sans délai. Un proxy sert donc principalement à accélerer les accès Web dans un réseau local, il permet aussi d’isoler les postes clients de l’Internet et améliore la sécurité. Il y a un autre usage des proxies, qui concerne ceux qui sont accessibles à partir de n’importe où sur l’Internet et qui sont de surcroît « anonymiseur » : ils ne transmettent pas au serveur Web l’adresse IP (identifiant unique d’une machine) du véritable client. Ces proxies dit ouverts permettent de naviguer sur le Web en masquant son origine réelle (c’est-à-dire fondamentalement son fournisseur d’accès et son pays d’origine, et modulo une procédure judiciaire, son identité). On peut donc se dissimuler quasiment parfaitement, mais on ne dissimule pas le fait qu’on se dissimule : il est facile de vérifier qu’un hôte sur l’Internet héberge un proxy ouvert, il y a même des listes noires de ces machines ce qui fait que beaucoup de sites Web affichent un message d’erreur lorsque l’on tente de les consulter par un tel biais.

Les manipulations des media : Internet n’est (hélas ?) pas Paris-Match

Quel rapport avec les Bogdanovs ? Au début des discussions qui ont (re)commencé sur leurs thèses, leur bouquin, etc. rien. Les quelques signatures manifestement forgées de toutes pièces comme « Roland Schwartz » (allusion transparente au père de la théorie de distributions, le mathématicien Laurent Schwartz), Jean Grandtôt ou Moyentôt (allusions au très interdisciplinaire théoricien Jean Petitot), Wather Porter (l’australien de Paris), et surtout l’innénarable Professeur Yang, parfait francophone (jusqu’aux gallicismes en anglais), mathématicien d’un institut imaginaire et spécialiste en réponses à côté de la plaque, dénégations absurdes (« un nombre transcendant, le nombre d’or. » ne veut pas dire selon Yang que le nombre d’or est transcendant) et fluctuations de signatures postaient des messages ubuesques sur Usenet, des forums de discussion ou les blogs de quelques physiciens avec des adresses IP visibles de fournisseurs d’accès tout ce qu’il y a de plus réguliers. Qu’un prétendu mathématicien de Hong-Kong poste à partir d’une adresse IP d’un abonné Wanadoo à… Paris (avec des traces de dissimulation de nom d’hôte au niveau de l’en-tête SMTP à faire tilter n’importe quel filtreur de spam) ayant beaucoup fait rire les responsables américains de quelques sites de physique, le professeur Yang s’est tout à coup mis à poster à partir d’une adresse parfaitement chinoise… mais celle d’un proxy ouvert à tout les vents (cette adresse a ensuite été bloquée par les administrateurs de ces sites : l’usage d’un proxy ouvert est une preuve de dissimulation peu compatible avec une discussion scientifique franche et honnête). Et quand les Bogdanovs eux mêmes sont intervenus dans les discussions, que montraient les en-têtes détailés de leurs messages sur le groupe fr.sci.physique, en dehors du fait qu’ils passent par Google (comme Yang), ce qui n’est pas vraiment le mode d’accès à Usenet le plus naturel ? Et bien l’IP d’une machine du réseau de la faculté de droit de Paris V ! Comme les gens trouvaient ça plutôt bizarre, ils ont affirmé disposer d’un compte sur ce réseau depuis qu’ils y auraient tenu une conférence, ce qui est déjà assez télescopé. En fait une des machines de cette Université faisait tourner un proxy ouvert qui était déjà dans les listes noires. Prévenu, l’administrateur réseau de Paris V a immédiatement bloqué l’accès à ce service sauvage (il s’agit de rien moins que du détournement des ressources informatiques d’une Université !) À partir de ce moment exact les Bogdanovs n’ont plus jamais posté avec l’adresse IP visible d’une machine de Paris V mais à partir d’un autre proxy ouvert situé dans le réseau interne de la filiale britannique du fournisseur d’accès Tiscali (le compte de Paris V a fait long feu). Bref, les Bogdanovs semblent beaucoup apprécier l’usage de proxies situés à gauche ou à droite, mais jamais du côté de leur fournisseur d’accès (ce qui serait justifiable pour des raisons de performances, mais ceux-là ne sont ouverts qu’aux abonnés)… En tout cas lorsqu’ils s’expriment dans des lieux où l’adresse IP de l’auteur d’un message est visible par tous. Par contre lorsque les Bogdanovs fréquentent des forums de discussion Web ou des sites consacrés à leurs travaux où à leurs livres (ici par exemple), que peut constater l’administrateur qui peut examiner l’historique des connexions ? Vous l’aurez deviné : les Bogdanovs postent à partir de leur IP d’origine, appartenant au réseau des abonnés à Wanadoo à Paris. On peut raisonnablement inférer que Bogdanovs=Roland Schwartz=Yang=etc. Il faudrait consulter l’historique des connexions chez Wanadoo pour en être totalement certain. Est-ce nécessaire ? Même pas : la tentative de dissimulation avérée suffit à disqualifier leurs bons sentiments proclamés, d’autant que, mis en face de ces quelques faits, ils n’ont pu que répondre « donc … ? ». Faute à demi avouée, certes, mais n’est qu’au quart pardonnée que si elle cesse, or le petit jeu des pseudonymes bidons et des dissimulations continue.

DNS ou Dissimulation Nul System ?

Pour finir de parler chiffons, il y a une autre vessie virtuelle que les Bogdanovs ont essayé de faire passer pour une lanterne Internet : l’Institut de Mathématique de l’Université de Riga (tellement familier des Bogdanovs qu’il l’ont initialement placé en … Lituanie) hébergerait un site consacré à leurs travaux… En y regardant de plus près, on constate que cet Institut est responsable technique et administratif de tous les noms de domaines Internet en .lv, qu’ils parlent de physique, de mathématique ou de sujets moins académiques comme sexy.lv, vodka.lv ou plus commerciaux comme microsoft.lv. Cette activité technique n’a évidemment rien à voir avec les activités de recherche de l’Institut. De toute façons l’adresse IP correspondant au site en question est celle d’un hébergeur privé basé aux États-Unis. C’est traître la déformation professionnelle ! À la télévision une image trafiquée passe et est vite oubliée, ne reste qu’une impression. Sur l’Internet les écrits restent. Il n’y a pas que des spectateurs passifs et dociles, par force : il est aisé de vérifier la réalité des choses quand on a un doute et de confondre les menteurs et les manipulateurs.


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2 Comments »

  1. Un petit exemple, histoire d’illustrer le propos :

    Ce message de “Roland Schwartz”, daté du 14 juin, a été posté par l’intermédiaire de Google en passant par le proxy anonymiseur 80.225.251.61 (netcache0-lds.as9105.net/Tiscali UK Ltd), il suffit de regarder la ligne “NNTP-Posting-Host” du message et de vérifier sur les ports TCP classiques 80, 8080 ou encore 3128. J’en cite un petit morceau parce que c’est beaucoup plus intéressant quand on sait qui l’a réellement posté :

    Alors je te laisse bien rigoler en compagnie de Charpak. Si tu étais un peu plus au jus de sa réputation, tu comprendrais peut-être que ce prix nobel n’aurait jamais du lui être attribué. Charpak est à la retraite, c’est un bonhomme vieillissant et aigri, dont l’arrogance fait qu’il est détesté par tout le monde (y compris ses anciens collègues). Cites moi une seule de ses soit-disant découvertes. Il n’a jamais rien fait de vraiment important et il ne compte pas dans le monde la physique théorique.

    Ce proxy est une vieille connaissance, tous les messages des frères Bogdanov entre le 29 juillet (date de la fermeture du proxy ouvert de Paris V) et le 10 août (par exemple celui ci, particulièrement grotesque) utilisent aussi, via Google, ce proxy ouvert, dépendant de Tiscali UK.

    C’était bien la peine de se donner tant de mal et de passer par autant de proxies anonymiseurs, de la Grande-Bretagne à Taïwan, tout ça pour éviter que l’on ne repère que les Bogdanovs sont, comme Schwartz un temps, et comme Yang une autre fois, abonnés de Wanadoo à Paris pour tout foutre en l’air en utilisant deux fois le même proxy pour deux identités différentes.

    J’invite toutes les personnes qui ont suivi le débat sur fr.sci.physique à relire d’un autre œil les fils de discussions où interviennent Schwartz, Yang et les Bogdanovs en sachant maintenant qu’il s’agit (respectivement) certainement et vraisemblablement des même personnes (et je suis sûr qu’il reste encore des surprises à découvrir du côté des mignons anonymes : il suffit de changer de fournisseur d’accès pour ne plus avoir besoin du coup des proxies… ou d’avoir des amis complaisants), ça donne une idée très intéressante de ce qu’Igor et Grichka Bogdanov « par nature ouverts et bienveillants » entendent par discuter « sans arrière pensées ». Je dois reconnaître que j’ai mis du temps, malgré les évidences, à admettre une telle puérilité dans la duplicité, tout le monde peut se tromper

    Comment by YBM — 12/8/2004 @ 2:34 am

  2. Début septembre 2004, les Bogdanov sont de retour sur Usenet mais… en anglais sur sci.physics. Le tuyau étant largement crevé, ça y est : plus de proxy dans les en-têtes, et même plus de tentative de « faire science » dans les articles (juste quelques blagues : encore une vocation ratée ?). Comme prévu les IPs, dont les FQDN, du style Tuileries-152-2-11-95.w82-123.abo.wanadoo.fr, sont très exactement dans la plage du regretté Professeur Yang (professeur inexistant d’un institut inexistant comme un correspondant à Hong-Kong a pu le vérifier).

    Comment by YBM — 8/9/2004 @ 2:27 am

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